Qui suis-je ?

Moi feuille
Comme chacun d’entre vous, je suis un être magnifique. Et je ne parle pas de la photo ci-dessus, je parle de notre essence…

                                                              En essence, nous sommes des êtres magnifiques.

J’ai mis tellement longtemps à le voir et à m’aimer un peu telle que je suis !

J’ai longtemps pensé que j’étais un être différent des autres et qu’il ne fallait pas être trop différente, que c’était dangereux. Je pensais aussi que ma manière de penser n’était pas la bonne, ou au contraire qu’elle était meilleure que celle des autres.

J’ai cru longtemps que, parce que je comprenais certaines choses mieux que les autres, j’avais plus de responsabilité qu’eux dans ce domaine. Mon amour des plantes, des animaux, de la forêt, des êtres qui peuplent cette terre s’est mêlé à cette croyance, et j’ai porté le lourd poids de la responsabilité d’avoir à sauver la terre, sauver les gens, sauver les êtres.

Mes ambitions : comprendre les êtres, comprendre le monde, comprendre la souffrance, comprendre l’univers.

Et aussi : tisser des liens entre les êtres ! Et tisser des liens entre eux et ceux que l’on considère parfois comme moins que des êtres : la nature qui nous entoure, le ruisseau, l’animal, le sacré qui se cache entre les racines d’un arbre ou dans un rayon de lumière.

Les chevaux et la forêt ont été à la fois mes maîtres et mes compagnons : goûter la relation sans être l’autorité, s’ouvrir à un être qui peut dire non, attendre le bon moment, cotôyer les blessures de chacun, rester avec ce qui est, goûter les instants magiques, se laisser déborder de gratitude face à la beauté de la vie.

La maladie aussi est venue m’enseigner. Me dire qu’elle vient quand nous sommes déjà en train de guérir en dedans, qu’elle n’est que le passage d’un état à un autre, comme la naissance ou la mort, aussi merveilleuse et aussi difficile.

J’ai eu la joie et la chance de cheminer à côté de personnes magnifiques, qui m’ont ouvert les yeux sur la beauté des êtres : sous chaque personnalité, y aurait-il cette même beauté ?

Marshall Rosenberg a été la première personne dans ma vie qui m’a offert par sa vision la possibilité de me voir comme tout le monde. Oui, j’étais un être magnifique, comme les autres. Et je fonctionne de la même manière, dans les grandes lignes, que les autres.

C’était la première fois qu’un outil de “développement personnel” que je rencontrais s’adressait vraiment à moi, à ce que je vivais, autant qu’à ce que les autres vivaient : enfin un moyen de me comprendre moi ET les autres ! Quel soulagement, quelle allégresse.

Alors j’ai vu que les êtres avaient en eux tout ce dont ils avaient besoin pour avancer. J’ai compris que la vie les guidait déjà vers leurs guérisons, et qu’il n’y avait personne à sauver.

                                                     Nous voulons vivre de l’amour et c’est ce que nous sommes.

                                                      Nous voulons vivre de la joie, et c’est ce que nous sommes.

                                                      Nous voulons vivre de la paix, et c’est ce que nous sommes.

                                                                                       C’est beau non ?

Alors la terre non plus, n’a pas besoin d’être sauvée… Quel soulagement.

S’il n’y a plus besoin de sauver personne, alors on peut juste être. Vivre, explorer, exister, expérimenter.

Qui suis-je, au fait ?

Quand je me suis posé cette question, j’étais un peu cachée. Je n’osais pas trop montrer ma lumière, j’avais plein de mécanismes de défense. Pourquoi ? J’avais peur, peur de la vie. Peur qu’on me juge, peur qu’on ne me comprenne pas, peur qu’on ne m’aime pas telle que je suis.

Alors j’ai continué mon chemin, en allant de plus en plus souvent voyager à l’intérieur de moi. Toute seule, je le faisais déjà beaucoup, mais avec du soutien, bien des portes se sont ouvertes.

J’ai rencontré ce qui en moi n’était pas d’accord de vivre sur cette terre, pour qui la vie était trop rude et trop inconfortable.

J’ai rencontré ce qui en moi avait tellement peur de ne pas être vu comme il est, ce qui avait peur d’être jugé, d’être catégorisé.

J’ai rencontré ceux qui en moi croyaient avoir besoin de faire les “grands”, de tout savoir, de tout gérer, par peur que l’on n’ait pas de soutien.

Et j’ai pris le temps. Le temps de les rencontrer, le temps d’accueillir toutes leurs tristesses, leurs désespoirs, leurs blessures… Je leur ai offert ma présence et mon écoute attentive, et puis surtout plein d’amour, et plein de douceur. Je me suis apperçue que je savais bien leur en donner de la douceur, comme si j’en avais plein en réserve.

Je leur ai offert de sentir que oui, nous sommes faits d’amour, de douceur et de tendresse infinie, et qu’ils peuvent se lover dedans. Ils peuvent en boire jusqu’à plus soif, ils peuvent s’y baigner, jusqu’à ce que la peine soit plus douce.

Et j’ai eu la joie insoupçonnée de voir qu’ils pouvaient alors reprendre leur place à l’intérieur de moi ! Ils sont devenus des moteurs pour moi. Pour que je m’épanouisse, que je m’amuse, que je danse, que je chante, que je profite de la vie.

Et maintenant, iels sont là, à l’intérieur de moi, et iels sont vivants. Et moi, Elvine-prisca, je suis un peu plus entière, un peu plus complète.

Quelque part en moi sur le chemin, j’ai rencontré une femme qui savait être. Ce n’était pas une petite, c’était une très très grande. Un peu trop grande, presque. Elle, elle sait “juste” être, mais être pleinement, toute entière, dans un état d’accueil infini. Elle m’impressionne. Et quand elle offre ça à quelqu’un, et bien c’est comme si la personne en face était dans un petit cocon, en sécurité pour se déployer, se déméler, se voir, se dire. Elle, elle savait que les gens on n’a pas à les sauver : on a juste à être avec.

Alors, je lui ai fait une place toute douillette en moi, et elle m’a appris. Et je me suis souvenue que je savais faire…

J’ai eu très peur d’oser montrer que je savais faire, d’oser montrer qui je suis. Parce qu’accompagner des êtres, c’est aussi oser offrir ma présence au monde… Oser être.

Pour l’instant, j’ai surtout eu peur, j’ai osé quand-même, et rien de grave n’est arrivé ! ça c’est un bel apprentissage :).

En vous accompagnant avec tout ce que je suis, j’espère de tout mon cœur contribuer à faire émerger un monde où chacun oserait vivre pleinement.

                      Un monde où chacun oserait rayonner de sa lumière, pour se montrer et être vu tel qu’il est :).

Photos lolo (40)

Mon parcours

Et bien, du côté de mon CV, c’est un peu en étoile de mer : on dirait que ça part dans tous les sens, mais en fait ça se rejoint au cœur, et le cœur, c’est le plus important 😉

Du côté du cheval : j’ai adoré faire du spectacle équestre, apprendre le dressage par la voix et les gestes avec Catherine Senn, passer mes galops et mes galops éthologiques. La compagnie de ces êtres est pour moi une source de joie infinie !

Du côté du blaireau : la nature a toujours été mon refuge, et les animaux mes meilleurs amis. J’ai le goût de le transmettre et ait fait une année d’études en éducation à l’environnement en Auvergne, ce qui a été une des plus belles années de ma vie.

Du côté des femmes : j’apprends à connaître et à aimer la nature cyclique de mon corps, à écouter ce qu’il me dit. J’explore ma féminité sous l’angle de la sexualité, de la société, de notre histoire et de mon histoire intra-générationelle, des sorcières… J’anime des ateliers pour aller à la découverte de son corps et notamment l’auto-observation de son col de l’utérus, et j’adore contribuer à ce que les femmes se connaissent mieux =).

Du côté de la médiation animale : j’ai pointé mon bout du nez dans des fermes pédagogiques et cela a été mon rêve pendant longtemps, j’ai expérimenté la médiation d’abord avec les ânes à L’asinerie de l’orbize, puis j’ai eu la chance de faire un peu d’équi-thérapie.

Du côté des plantes : j’aime autant les voir, leur parler, les planter, les dessiner que les cueillir et les manger. J’ai une nette préférence pour les plantes sauvages, parce qu’elles me ressemblent peut-être un peu, surtout j’aime décrypter ce qu’elles me disent du sol et j’aime pouvoir leur demander de l’aide pour me nourrir ou me soigner.

Plantes

Du côté des villes : j’ai développé pour vivre en ville une super technique : faire de la rue un jardin ! Pour ça, j’ai aimé coordonner et agir auprès des Incroyables Comestibles, à Bourges et à Lyon.

Du côté des humains : petits et grands, ceux qu’on appelle enfants, autistes, handicapés : j’ai grandi grâce à toutes ces personnes que j’ai accompagné dans leur vie quotidienne, pendant leurs vacances ou dans des situations d’apprentissage. Merci à eux.

Du côté de la non violence : je suis rentrée dans l’univers de la communication non violente grâce à Isabelle Padovani et au livre de Marshall Rosenberg “Les mots sont des fenêtres ou bien ce sont des murs”. Véronique Gaspard, Jean Luc Sost et d’autres formateurs en CNV m’ont ensuite accompagnés sur le chemin. J’ai aussi eu la grande chance de cheminer avec mes amis et en particulier j’ai beaucoup de joie à échanger et apprendre avec ma sœur Charlène.

Du côté du couple : mes amoureux m’ont beaucoup appris sur moi comme sur ce que le couple représentait pour moi, et sur mon rapport au monde. Je suis inspirée par le regard d’Isabelle Padovani sur ce sujet et un stage avec Stella Alexandrian m’a beaucoup ouvert les yeux et m’a introduite à la technique Imago. Je rêve de voir émerger dans le monde des couples conscients, alliés et joyeux. Je pense qu’un jour, je contribuerai au delà de mon couple pour que cela se concrétise =).

Du côté du corps : je masse depuis presque toujours, je suis tombée dedans quand j’étais petite. J’ai commencé des études d’ostéopathie et aussi vite arrêté, j’ai bien plus apprécié l’enseignement shiatsu d’Isabelle Laading, le Focusing, les soins énergétiques et chamaniques de Marie Manceau, et d’autres …

Du côté du faire ensemble : j’ai découvert un jour Frédéric Laloux et j’ai adoré sa conférence “Reinventing Organisations” ! Depuis, j’ai dévoré le MOOC des colibris et de l’université du nous sur la gouvernance partagée, je me suis initiée à la gouvernance partagée avec les Artisans du Lien et aux cercles restauratifs avec Catherine Wick et Arnaud Durand. Avec ma sœur Charlène, nous intégrons autant que possible la gouvernance partagée dans nos stages et j’ai hâte de continuer sur ce chemin.

Du côté de la maman qui est en moi : j’ai fait le deuil de deux êtres, avant le 3e mois de grossesse. Le premier par avortement spontané, l’autre par un avortement choisi, à l’hôpital. J’ai mis du temps à trouver des espaces où je pouvais en parler, et des outils pour faire le deuil. Des rituels, cercles de femmes et ami.es m’ont beaucoup soutenue. Je partage mes outils lors d’ateliers et il me tient à cœur d’accompagner ce deuil tout particulier d’un bébé que l’on a porté, ainsi que le deuil de la grossesse et de l’enfantement qui vont avec.

Du côté du zèbre : J’ai testé ce que ça donne de croire que je n’avais pas le choix que de continuer une formation Dejeps qui n’avait plus de sens pour moi, et c’était pas joli joli. Une piste de compréhension de mon burn out m’a amenée à me regarder comme une personne “Haut Potentiel” ou “multipotentielle”. Je chemine toujours vers une meilleure compréhension de moi et sans m’enfermer dans cette étiquette, ce regard me soutient.

Du côté de mes êtres intérieurs : j’ai accompli un immense chemin dans l’amour de moi et la guérison de mes blessures avec Ludovic Chappuis, puis avec David Palivoda, Armella Leung, Lucille Poirier. Je les remercie de tout cœur.

Je pourrais encore rajouter quelques bras à cette étoile de mer : un bras philosophique, un bras créatif, ou encore un bras rien que pour remercier Miyasaki, mais il me semble que cette étoile de mer est déjà bien touffue, on dirait une pieuvre !

Au plaisir de vous connaître pour écrire avec vous la suite :).

Merci Marie, Mathieu, Charlène et Lo Jean pour vos photos de moi !
Merci à Charlène, Mathieu, Lo Jean et Marie pour vos photos :).